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Flotte de navires

La Carangue.

Épandage de dispersant :

Le navire possède sur le premier tiers avant, un équipement d’épandage repliable sur les cotés. Les deux rampes de 10 m sont équipées chacune de 3 gicleurs montés sur flexible inox et de tubes calibrés assurant la diffusion du dispersant.

Le débit de la pompe est réglable : 2 pompes Sirex à débit de 300 à 4 500 l/h.
Ce matériel est disponible à bord et disposé suivant le besoin.
La capacité de stockage du dépolluant est de 2 x 40 m³, soit au total : 80 m³.

Barrages et récupération d’hydrocarbures et de déchets :

Plusieurs barrages peuvent être disposés sur le pont :

Tous ces équipements sont disposés en attente sur le quai antipol et sont chargés par la grue du bord rapidement en fonction du type de pollution.

Leur mode de conditionnement en conteneur alu facilite l’embarquement et le saisissage sur le pont.

Les macros déchets et résidus solides récupérés, ainsi que les culs de chalut souillés, sont stockés dans des conteneurs en alu (poubelle) embarqués et saisis sur le pont avant l’opération.

Mise en service d’un barrage : la grande longueur du pont facilite le dévirement des barrages lors de la mise à l’eau. Une bâche est disposée sur le pont pour éviter les accrochages et déchirements, surtout dans le cas d’un barrage gonflable TMB.

Allongé sur le pont sur une longueur de 20 à 30 m, le barrage est gonflé par un puissant compresseur d’air ou par des unités portables individuelles très mobiles (compresseurs portés en sac à dos).

Ce récupérateur d’hydrocarbure de type dynamique (vitesse du navire 1 à 2 nœuds) de 100 m d’ouverture, concentre et épaissit les nappes par diminution progressive de sa largeur.

La méthode de confinement doit être fonction des conditions météo, océanique, vagues, houle et vent, la nature de l’hydrocarbure à récupérer ainsi que le volume et l’épaisseur des nappes. Deux méthodes mettant en œuvre un ou deux barrages flottants peuvent être utilisées :

Récupération des polluants par pompage :

Principe. La Carangue peut être gréée avec un récupérateur du type Transrec 250. Ces dispositifs de pompage utilise une pompe hydraulique centrifuge ou volumétrique avec tête type high-wax pour aspirer le mélange eau/hydrocarbure, piégé au fond du barrage. L’ensemble est connecté sur le collecteur de remplissage du bord (camlock 4 pouces) après avoir traversé un filtre épurateur de grosses particules.

Possibilité d’utiliser également le barrage Dacama associé à la pompe Foilex (tête plus légère avec son flexible, mise à l’eau avec la grue du bord).

Chargement. Le Transrec 250 est embarqué par la grue GFA et se fixe sur l’arrière du navire par un système de 4 fontaines, incorporées dans le pont, associées à 4 twists-lock. L’unité de puissance hydraulique peut être chargée par la grue du bord et se place sur le côté du pont (faible encombrement).

La séparation naturelle eau/hydrocarbure se réalise dans les tanks de décantation. Les décantations d’eau de mer sont aspirées par les pompes de transfert pour être rejetées, soit à la mer dans les barrages, soit injectées dans l’émulsion embarquée, après être passées dans une caisse d’observation.

Stockage et réchauffage des polluants récupérés :

Principe. Le réchauffage dans les caisses de décantation et le maintien de température dans les caisses de stockage sont obtenus par une circulation de vapeur dans les serpentins de réchauffage. L’apport thermique est assuré par une chaudière de 2 800 kg/h de vapeur saturée à 7 bars soit un pouvoir calorifique de 1 815 KW montée et installée à bord pour les opérations de luttes contre les pollutions par hydrocarbures. Cet ensemble est conçu pour un temps de réchauffage de 1 h 30 pour 40 m³ de fuel. Un réglage sur le débit du Transrec 250 permet une conduite continue des opérations. L’alimentation de la chaudière en eau est assurée par le ballast n° 1 babord qui contient 25 tonnes d’eau.

Chargement/implantation. La chaudière conditionnée dans un conteneur est embarquée par une grue GFA et est disposée sur un autre conteneur qui est fixé sur le pont (côté babord) avec 4 twists-locks et fontaines implantées. Celui-ci sert de magasin/atelier pour la maintenance du matériel embarqué. Le tuyau de vapeur et divers manches se connectent sur les différentes prises à poste fixe à babord et tribord le long du store rack.

Réchauffage des ballasts. Une fois la chaudière en fonction, il reste à ouvrir la distribution de vapeur pour réchauffer les ballasts pleins d’eau.

Capacité de stockage :

Les ballasts sont conçus de manière à faciliter les opérations de décantation et de stockage à bord.

La capacité offerte est de 480 m³.

Circuits de cargaison - Pompes :

Les tuyautages de chargement/déchargement, toutes les pompes, ainsi que le poste de conduite de l’installation, sont à poste fixe à bord du navire. L’ensemble des circuits, y compris les pompes, est indépendant des autres circuits du navire. L’ensemble de l’installation répond aux prescriptions de la section 24.1 du B.V. relative aux « navires dépollueurs ». Les connections de chargement et déchargement se situent à l’arrière du navire et sont en Camlock 4 pouces.

L’eau décantée est rejetée par dessus bord, dans le barrage par un circuit indépendant. Deux pompes de transfert et de déchargement sont installées dans les chambres des pompes. Elles sont sélectionnées pour permettre de décharger à un débit de 96 m³/h à 5 bars pour un pétrole de viscosité 1 500 cst à 30°, soit un total de 192 m³/h à 5 bars.

Chambre des pompes. Une ventilation d’extraction permet le renouvellement de l’air dans les chambres. Elles sont aussi équipées d’un dispositif d’assèchement et de détection incendie et gaz explosifs.

Récupération de colis :

Un niveau de pont bas à l’arrière après ballastage (1.60 m par rapport au niveau de l’eau) autorise le relevage d’épaves, de colis ou petits conteneurs. Deux treuils peuvent être mis en œuvre pour cette opération :

  1. Treuils de remorque et relevage d’ancre indépendants : deux tambours avec une traction de 2 x 150 tonnes dynamique.
  2. Treuil de manœuvre de pont : 2 tugger winches avec traction de 2 x 15 tonnes.

Pour des colis flottants, plus lourds, le navire possède :

Deux embarcations annexes peuvent rapidement être mises à l’eau avec son équipage pour réaliser le saisissage des colis. (type Zodiac).

Circuits auxiliaires :

Électricité. Une distribution de courant sur le pont (alimentation des pompes de lavage type Karcher) 440-380 V tri / 220 V monophasé est disponible.

Eau douce / eau de mer. Deux circuits indépendants avec possibilité de raccordement pour manche de lavage capacité de : 50 m³/h pour circuit eau douce, 2 x 160 m³/h pour circuit eau de mer.

Air. Un compresseur d’air alimente une clarinette de distribution sur le pont à 7 bars.

Détection gaz explosif. Le navire est équipé d’une centrale de détection de gaz explosif située à la passerelle. Les têtes de détection se trouvent sur le pont, sur la passerelle supérieure et dans les chambres des pompes.

Plan de pont. Pour une mission d’antipollution d’hydrocarbures de surface, sont à embarquer : les dispositifs de pompage type Transrec 250, Foilex ..., le filtre de remplissage, les pompes de lavages, les poubelles, les tourets de stockage des barrages, le power pack hydraulique, le compresseur d’air.
La mobilisation du navire est rapide compte tenu qu’avec la grue du bord et sa flèche de 12 m on couvre la moitié du pont pour configurer le navire.
Des fixations et renforts d’ancrage permanents sont prévus pour l’ensemble de ces équipements. La Carangue offre une surface de pont importante, 36 m de long sur 11 m de large soit environ 390 m², d’où une grande facilité de stokage et de déroulement des barrages pour la mise en œuvre et le lavage après opération

Note. Des manœuvres d’hélitreuillage de matériel ou de personnels d’intervention peuvent être réalisées sur l’arrière du pont avec sécurité, compte tenu de la grande surface offerte.